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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 12:26
Un groupe de sans-papiers qui occupaient plusieurs étages de la Bourse du travail à Paris, campent en ce moment sur les trottoirs de la rue de la Bourse, près du batiment de la CGT. L'occupation, commencée il y a plus d'un an, a pris fin de la pire manière possible. Les CRS parisiens, pouratnt connus pour leur style «musclé» , ne sont pour rien dans l'opération commando du mercredi 24 Juin dernier. Les occupants ont eu à faire à pire encore. C'est le service d'ordre du syndicat, dans le plus pur style des escadrons de tabasseurs fasciste qui a exécuté la besogne. Armés de bâtons et de bombes lacrymogènes  les syndicalistes ont chassé par la force les familles d'immigrants, terrorisant et causant des blessures à beaucoup d'entre eux, en particulier des femmes et des enfants.

Tout a commencé le 2 Mai 2008. Près de 200 immigrés hommes, femmes, personnes âgées et enfants, ont occupé quelques étages de la Bourse du Travail, bâtiment administratif géré par la Confédération Générale du Travail (CGT), le principal syndicat français, traditionnellement proche du Parti communiste français (PCF). L'objectif des Sans-papiers a été de mettre les syndicats devant leurs responsabilités et de demander un soutien réel dans leur lutte pour la régularisation des travailleurs irréguliers. Rien de plus normal que des travailleurs recherchent la solidarité auprès des syndicats. Mais la réalité aujourd'hui est tout à fait différente. Loins sont les temps des syndicats représentant les plus pauvres parmi les travailleurs. Aujourd'hui, partout, les grandes confédérations syndicales tirent leur puissance de la classe moyenne des employés publiques et (dans une moindre mesure) du secteur privé. Les efforts nécessaires pour maintenir des combats réels sont trop grands. Il y a mieux à faire. Il y a besoin de gérer une lourde bureaucratie interne et qui ne sert qu'à se maintenir elle même. Il y a des carrières politiques à construire. Il y a à jouer à la politique partisane, à placer les amis et les amis des amis dans les milieux qui comptent, à participer aux équilibres institutionnels. Il y a besoin de faire oublier que le monde du travail n'existe plus ou du moins n'est plus ce que l'on fait semblant de croire. Il y a toutes ces choses importantes à faire. Et si par hasard, un jour, des vrai travailleurs (car il y en a encore quelques uns) qui ont de réels problèmes de travailleurs se présentent à la porte, il y a toujours le service d'ordre pour s'en occuper. Les négociations avec les dirigeants de la CGT ont été négatives depuis le début. A la suite de quoi, les sans-papiers ont utilisé les locaux comme base de vie, pour pouvoir aller chaque semaine manifester leur colère dans un lieu symbolique de la capitale française. Après plusieurs mises en garde de la Centrale, et profitant du mercredi, jour où la plupart des occupants sortent pour aller manifester, les syndicalistes ont fait irruption dans l'immeuble armés de bâtons et de gaz lacrymogènes. Ils ont agressé physiquement les vingt occupants présnts et les ont expulsé par la force. Par la suite il leur ont jetté leur pauvres ballots dans la rue. Les familles ainsi expulsées se sont installée sur le trottoir même de rue de La Bourse. À une époque où les travailleurs du monde entier vivent des circonstances dramatiques, la CGT a démontré d'être prête à affronter la crise d'une manière appropriée: en tabassant ceux qui devraient être sous sa protection.

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Published by Karim METREF
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