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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 16:12

bambini-iraq.jpgC'est officiel, c'est le printemps. Le 21 mars, c'était la date officielle du passage de la saison froide à la saison des floraisons.

En Asie Mineure, dans les vastes territoires qui composaient autrefois l'Empire de Perse, où demeurent encore de fortes racines zoroastriennes (la philosophie/religion de Zarathoustra), le premier jour du printemps se célébre aussi le Nouvel An: La fête du Newroz. A cette occasion, il me semble opportun de repécher une histoire que m'avait racontée un vieil homme kurde, sur les montagnes au-dessus de la ville de Dohouk (Kurdistan irakien), à propos de l'origine de la fête du Newroz.

 

Il était une fois, il y a longtemps, très longtemps, un roi très puissant et très cruel nommé Dahik. Ce roi été atteint d'une étrange maladie, mortelle et incurable. Parmi les nombreux médecins qui sont venus de toutes les parties du royaume pour y remédier, un seule a réussi à trouver un remède, pas pour guérir définitivement de cette maladie mystérieuse, mais au moins pour lui sauvegarder la vie. Pour rester vivant, le roi devait manger chaque semaine le cerveau d'un jeune garçon en bonne santé. Donc, à partir de ce jour-là, une fois par semaine, Dahik donnait l'ordre à ses soldats de lui ramener un jeune homme sain et fort, ipour le faire tuer et manger son cerveau.

Dans un petit village près du château vivait à l'époque Daku, un pauvre forgeron, avec sa femme et ses enfants. Les enfants de Daku étaient sept garçons tous beaux et forts. Habitués dès leur jeune âge à aider leur père dans son dur travail. Les soldats du roi se mirent à les emporter l'un après l'autre. En commençant par le plus grand. Le forgeron et sa femme pleuraient beaucoup, à chaque fois. Mais à la fin ils finissaient par se faire une raison et par accepter un sort qui n'était pas seulement le leur. « cette catastrophe du roi mangeur de garçons frappe tout le pays et pas seulement nous », se disaient-ils, résigné.

Mais le roi avait visiblement apprécié les enfants de Daku. Car après l'ainé, les soldats vinrent à prendre le second, puis le troisième, puis le quatrième et ainsi de suite jusqu'au septième, le plus jeune, le préféré du père et de la mère: si beau et encore si tendre. Arrivés à ce stade, Daku n'en pouvait plus. La colère se saisit de lui, il prit l'épée, qu'il avait à peine fini de forger et tua sur le coup les envoyés du roi. Puis, il se lançait à l'assaut du Palais royal. Les gardes royales qui n'attendaient aucune attaque furent prises par surprise et furent éliminées, l'une après l'autre. E finalement Daku se trouva face à face avec Dahik.

Le tyran essaya de calmer Daku en lui promettant argent, honneurs et puissance. Mais le pauvre forgeron était déterminé à en finir définitivement avec l'oppression. D'un seul coup d'épée il décapita le tyran. En recevant la nouvelle de la mort du tyran, tout le peuple sortit dans les rues pour fêter la fin de l'oppression. Puis ils décidèrent d'annoncer la bonne nouvelle à l'ensemble du pays, jusqu'aux contrées les plus lointaines. Pour faire comprendre à tous les villages et les villes du royaume que quelque chose d'extraordinaire s'était passé, plusieurs jeunes montérent sur les monts les plus hauts du pays et allumèrent des grand feu, visible de très loin. Et chaque vile qui recevait la bonne nouvelle, en faisait autant pour la communiquer aux villes suivantes.

C'est à partir de ce jour-là que la date de la mort du tyran Dahik est dvenue symbole de la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres, du printemps sur l'hiver et de la vie sur la mort et a été appelé Newroz (le jour nouveau). Car un nouveau jour était né.

 

Chaque année, pour célébrer le Newroz, les famille kurdes sortent, vêtues de leurs plus beaux habits, pour faire un pique-nique et puis chanter et danser dans les campagnes. Des groupes de jeunes hommes escaladent les collines et les feux de joie sont allumés pour annoncer au monde la fin du froid et souhaiter aussi la fin de l'oppression.

 

 

 

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Published by Karim METREF
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commentaires

leila 23/07/2012 13:12

j'ai beaucoup aimé cette histoire. la transformé en conte pour les enfants dedjamaa n'sahridj (grande Kabylie) était aussi merveilleux.